Fanny : Jasmin est passé me chercher à l’appartement à 9h pour m’amener à l’université. On a tout de suite été voir le professeur Claude SPINO, mon maître de stage, qui immédiatement m’a demandé qu’on se tutoie. Puis il m’a présenté rapidement le projet qui allait m’occuper cet été à savoir une étude modèle de la synthèse totale d’une molécule biologique appelée daphniphylline. Ensuite Jasmin m’a fait faire le tour du laboratoire et m’a présenté à quelques personnes avant de m’expliquer beaucoup plus en détail le projet. On est 8 dans le laboratoire et on a chacun un bout de bureau et une paillasse personnelle avec chacun du matériel personnel. Tous les bureaux sont contre les fenêtres au fond du laboratoire. Ici ils ont en permanence des solvants qui sont distillés sous Argon (un gaz rare) dans des énormes ballons pour être vraiment purs. J’ai passé le reste de la matinée à bosser sur les publications que m’avait donné Jasmin concernant les réactions que j’allais avoir à faire. Il m’a aussi donné un cahier de laboratoire où je devrais écrire tout ce que je fais ici.
Jérémy : Le matin, j’ai été galérer en ville pour tenter d’obtenir un compte bancaire. J’ai d’abord fait une petite visite au Centre d’Information Touristique pour profiter de l’accès internet pour regarder et envoyer des mails, attendant le code de déblocage qui n’était malheureusement toujours pas arrivé. J’ai aussi surfer un peu avant de me rendre à 10h à l’ouverture de la Caisse Desjardins, la banque la plus représentée ici. Seulement, il fallait prendre rendez vous, et il n’y avait rien de disponible avant lundi. J’ai donc décidé de me rendre dans une autre agence à l’autre bout du centre ville. Et comme les Bus ne passaient pas de suite, j’ai fait les 30 minutes de marche. Là bas, j’ai appris qu’il allait me falloir mon numéro d’assuré social pour obtenir le dit compte. Donc retour à la case départ. Mais au moins, dans cette agence, pas besoin de prendre rendez-vous. Il a alors fallu que je repasse à l’office de tourisme pour récupérer le numéro de fax de l’Ensicaen, et j’ai aussi regardé le prix de location des voitures pour un week-end. Car il allait falloir que nous passions à Montréal s’inscrire à l’Assurance Maladie pour éviter un max d’embêtements (restons polis).
Le midi on a mangé à l’appartement. Il y a une cafétéria à la résidence mais c’est apparemment très cher et après tout on n’est qu’à 3-4 minutes à pied de l’université. On a aussi pu acheter des jetons à Sinisa pour les machines à laver et les sèches linges qui se trouvent au sous-sol de la résidence.
Fanny : L’après-midi j’ai continué à lire les publications puis j’ai dit à Jasmin que j’étais prête à commencer. On a été me chercher des lunettes au magasin puis on a rempli un petit réservoir d’azote liquide qui se positionne autour d’un piège à gaz. C’est tellement froid que le tuyau de remplissage gèle et se durcit. J’ai ensuite pu commencer ma première réaction avec 1g de produit. La réaction se passe sous atmosphère d’Argon et une fois tous les réactifs mis en présence ne dure pas plus de 15 minutes. Il faut ensuite traiter le produit par des filtrations, des évaporations de solvant, etc. Pour prendre du solvant dans les gros ballons on utilise des grosses aiguilles en métal qui sont séchées à l’étuve. A la fin de la journée il faut absolument les avoir nettoyées et remises à l’étuve sinon on doit mettre 2$ (par aiguille) dans le pot à bière (qui sert à aller se payer des bières à la fin de l’été). Quant aux produits chimiques la réserve est très grande avec des dizaines d’étagères, des frigos et autres remplis à ras bord de flacons. Ils ont même un logiciel spécial pour donner la position d’un produit dans la réserve. Et avec les produits chimiques c’est pareil : si on ne les a pas rangés à la fin de la journée c’est 2$ dans le pot à bière. Une fois ma réaction terminée Jasmin m’a dit de laisser le ballon sous Argon et qu’on ne caractériserait le produit obtenu que demain matin, donc après avoir écrit un peu dans mon cahier de laboratoire, je n’avais plus rien à faire et donc je suis rentrée … attendre Jérémy presque 1h dehors (car on n’a qu’un seul jeu de clé pour l’appartement).
Jérémy : Cette après-midi a commencé par une petite visite aux services administratifs de l’université, pour récupérer le certificat de présence. Enfin, c’est ce qui aurait du se passer, car j’ai dû à la place obtenir un « Try Again ». I.e je dois repasser plus tard… Echec critique ! J’ai profité du fait d’être à l’université pour récupérer mon Code d’Identification Personnel (CIP pour les intimes) qui permet d’accéder au WIFI, aux comptes personnels de l’université, au mail, etc… Mais il ne fait pas le café. Après moult passages dans les rouages administratifs, j’en suis ressorti avec le précieux sésame et des mots de passe posés un peu partout. Ouf. Je me suis ensuite dirigé vers les locaux des informaticiens (suivez les fils électriques) pour que Pierre Marc (mon responsable de stage) me donne les fichiers de mon projet et tutti quanti. Il m’a demandé de finir mon plan de travail pour le lendemain, car il partait ce vendredi en … France, où il allait passer quelques semaines. Logique non ? J’ai aussi vu les hommes réseaux (fouillez derrière les écrans) pour qu’ils inscrivent mon ordinateur dans le réseau. Ensuite et seulement ensuite, je suis repartu, direction le magasin CAA pour acheter des nouveaux adaptateurs tous beaux tous propres pour que Fanny puisse brancher son PC à son bureau, que l’on ait une prise en permanence à l’appartement de branchée (pour les portables et l’appareil photo) et enfin pour que je puisse travailler, car mon PC sera mon seul outil de travail. Unglucklich, unfortunately, infelix, malheureusement, ce magasin fermait à 17h30 et j’y suis arrivé à 17h40 (j’ai attendu en moyenne chaque bus 20 minutes, soit le temps maximal entre deux passages). Comme l’a dit Fanny, j’aurais dû commencer par ça. Mais le jour où je penserai aussi efficacement qu’une femme n’est pas encore venu [Coucou Maman !]. Alors na ! j’ai passé toute la fin d’après-midi à courir après des bus pour rien et bien tant pis, au moins j’ai avancé dans mon livre (positivons).
On commence
la journée par le rappel des compagnies d’assurance et après avoir réussi à obtenir 3 devis on en choisit une qui doit nous poster le contrat sous peu. Ensuite direction l’université pour voir
Lise Charbonneau, secrétaire du vice doyen aux études supérieures, avec qui nous avons correspondu depuis plusieurs mois pour toutes les formalités administratives. Elle nous envoie voir Francine
Viel qui nous indique toute la procédure à effectuer concernant l’assurance maladie (à savoir qu’on est obligés de se rendre directement à Montréal ou a Québec car il n’y a pas de centre à
Sherbrooke et si on ne fait pas ces démarches on devra payer 240$ en plus à l’université) et nous remet un guide d’accueil pour les étudiants étrangers.
t fermés donc on rentre manger
et on y retournera l’après-midi. A peine on commence à faire à manger que Sinisa BUNDIC (le gérant de la résidence) frappe à la porte. On doit procéder de suite au changement d’appartement alors
on se dépêche de refermer toutes les valises et de vider le frigo et nous voila partis quelques mètres plus loin. L’appartement est un peu plus grand que l’autre et moins propre aussi mais c’est
le nôtre et on peut enfin défaire les valises. On en profite pour régler le loyer du mois à Sinisa (435$ en liquide qui partent d’un coup ça fait mal).
Vers 17h on
descend ensuite en centre ville pour aller à Bell afin de s’abonner à Internet mais là on apprend qu’il nous faut d’abord ouvrir un compte dans une banque qui bien sûr est déjà fermée à cette
heure là. On en profite quand même pour faire quelques courses à « Super C » un autre supermarché un peu moins cher que Provigo.
ste le temps d’antenne à payer ! Le problème c’est que seul le portable de Fanny est débloqué,
pour celui de Jérémy, soit il faudra essayer de trouver comment le débloquer, soit on sera obligés de racheter un téléphone pour minimum 70$. On reprend ensuite le bus pour aller au vrai office
de Tourisme où on trouve un plan des bus, des informations touristiques en tous genres, et surtout un accès internet gratuit et illimité. Cela nous permet de trouver un site qui propose de
fournir un code de déblocage par mail sous 2 jours maxi moyennant 10€ mais c’est le moins cher qu’on ai trouvé et ça fait toujours moins que 70$ pour le portable neuf donc on tente le coup. Au
final on rentre à la résidence car on commence à en avoir plein les jambes. Il est déjà 17h : trop tard pour aller à l’université !
l’occasion d’apprendre des mots français au
cuisinier, car le québécois ne connait pas l’existence des barquettes ! S’ensuit un trajet de 2h dans la campagne québécoise. Nos impressions : beaucoup de briques rouges et de béton,
ici tout est brut, assez vétuste (hormis les buildings en verre) et la végétation n’est pas la même, beaucoup plus de forêts surtout des conifères et ici c’est encore l’hiver pour la nature, on a
même vu encore des plaques de neige sur le chemin. Autre surprise de taille (pour Jérémy surtout) : on n’a croisé aucune voiture de marque française !