Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 21:05

Fanny : Jasmin est passé me chercher à l’appartement à 9h pour m’amener à l’université. On a tout de suite été voir le professeur Claude SPINO, mon maître de stage, qui immédiatement m’a demandé qu’on se tutoie. Puis il m’a présenté rapidement le projet qui allait m’occuper cet été à savoir une étude modèle de la synthèse totale d’une molécule biologique appelée daphniphylline. Ensuite Jasmin m’a fait faire le tour du laboratoire et m’a présenté à quelques personnes avant de m’expliquer beaucoup plus en détail le projet. On est 8 dans le laboratoire et on a chacun un bout de bureau et une paillasse personnelle avec chacun du matériel personnel. Tous les bureaux sont contre les fenêtres au fond du laboratoire. Ici ils ont en permanence des solvants qui sont distillés sous Argon (un gaz rare) dans des énormes ballons pour être vraiment purs. J’ai passé le reste de la matinée à bosser sur les publications que m’avait donné Jasmin concernant les réactions que j’allais avoir à faire. Il m’a aussi donné un cahier de laboratoire où je devrais écrire tout ce que je fais ici.

Jérémy : Le matin, j’ai été galérer en ville pour tenter d’obtenir un compte bancaire. J’ai d’abord fait une petite visite au Centre d’Information Touristique pour profiter de l’accès internet pour regarder et envoyer des mails, attendant le code de déblocage qui n’était malheureusement toujours pas arrivé. J’ai aussi surfer un peu avant de me rendre à 10h à l’ouverture de la Caisse Desjardins, la banque la plus représentée ici. Seulement, il fallait prendre rendez vous, et il n’y avait rien de disponible avant lundi. J’ai donc décidé de me rendre dans une autre agence à l’autre bout du centre ville. Et comme les Bus ne passaient pas de suite, j’ai fait les 30 minutes de marche. Là bas, j’ai appris qu’il allait me falloir mon numéro d’assuré social pour obtenir le dit compte. Donc retour à la case départ. Mais au moins, dans cette agence, pas besoin de prendre rendez-vous. Il a alors fallu que je repasse à l’office de tourisme pour récupérer le numéro de fax de l’Ensicaen, et j’ai aussi regardé le prix de location des voitures pour un week-end. Car il allait falloir que nous passions à Montréal s’inscrire à l’Assurance Maladie pour éviter un max d’embêtements (restons polis).

Le midi on a mangé à l’appartement. Il y a une cafétéria à la résidence mais c’est apparemment très cher et après tout on n’est qu’à 3-4 minutes à pied de l’université.  On a aussi pu acheter des jetons à Sinisa pour les machines à laver et les sèches linges qui se trouvent au sous-sol de la résidence.

Fanny : L’après-midi j’ai continué à lire les publications puis j’ai dit à Jasmin que j’étais prête à commencer. On a été me chercher des lunettes au magasin puis on a rempli un petit réservoir d’azote liquide qui se positionne autour d’un piège à gaz. C’est tellement froid que le tuyau de remplissage gèle et se durcit. J’ai ensuite pu commencer ma première réaction avec 1g de produit. La réaction se passe sous atmosphère d’Argon et une fois tous les réactifs mis en présence ne dure pas plus de 15 minutes. Il faut ensuite traiter le produit par des filtrations, des évaporations de solvant, etc. Pour prendre du solvant dans les gros ballons on utilise des grosses aiguilles en métal qui sont séchées à l’étuve. A la fin de la journée il faut absolument les avoir nettoyées et remises à l’étuve sinon on doit mettre 2$ (par aiguille) dans le pot à bière (qui sert à aller se payer des bières à la fin de l’été). Quant aux produits chimiques la réserve est très grande avec des dizaines d’étagères, des frigos et autres remplis à ras bord de flacons. Ils ont même un logiciel spécial pour donner la position d’un produit dans la réserve. Et avec les produits chimiques c’est pareil : si on ne les a pas rangés à la fin de la journée c’est 2$ dans le pot à bière. Une fois ma réaction terminée Jasmin m’a dit de laisser le ballon sous Argon et qu’on ne caractériserait le produit obtenu que demain matin, donc après avoir écrit un peu dans mon cahier de laboratoire, je n’avais plus rien à faire et donc je suis rentrée … attendre Jérémy presque 1h dehors (car on n’a qu’un seul jeu de clé pour l’appartement).

Jérémy : Cette après-midi a commencé par une petite visite aux services administratifs de l’université, pour récupérer le certificat de présence. Enfin, c’est ce qui aurait du se passer, car j’ai dû à la place obtenir un « Try Again ». I.e je dois repasser plus tard… Echec critique ! J’ai profité du fait d’être à l’université pour récupérer mon Code d’Identification Personnel (CIP pour les intimes) qui permet d’accéder au WIFI, aux comptes personnels de l’université, au mail, etc… Mais il ne fait pas le café. Après moult passages dans les rouages administratifs, j’en suis ressorti avec le précieux sésame et des mots de passe posés un peu partout. Ouf. Je me suis ensuite dirigé vers les locaux des informaticiens (suivez les fils électriques) pour que Pierre Marc (mon responsable de stage) me donne les fichiers de mon projet et tutti quanti. Il m’a demandé de finir mon plan de travail pour le lendemain, car il partait ce vendredi en … France, où il allait passer quelques semaines. Logique non ? J’ai aussi vu les hommes réseaux (fouillez derrière les écrans) pour qu’ils inscrivent mon ordinateur dans le réseau. Ensuite et seulement ensuite, je suis repartu, direction le magasin CAA pour acheter des nouveaux adaptateurs tous beaux tous propres pour que Fanny puisse brancher son PC à son bureau, que l’on ait une prise en permanence à l’appartement de branchée (pour les portables et l’appareil photo) et enfin pour que je puisse travailler, car mon PC sera mon seul outil de travail. Unglucklich, unfortunately, infelix, malheureusement, ce magasin fermait à 17h30 et j’y suis arrivé à 17h40 (j’ai attendu en moyenne chaque bus 20 minutes, soit le temps maximal entre deux passages). Comme l’a dit Fanny, j’aurais dû commencer par ça. Mais le jour où je penserai aussi efficacement qu’une femme n’est pas encore venu [Coucou Maman !]. Alors na ! j’ai passé toute la fin d’après-midi à courir après des bus pour rien et bien tant pis, au moins j’ai avancé dans mon livre (positivons).

Par Fanny&J@y - Publié dans : Journal de bord
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 21:01

On commence la journée par le rappel des compagnies d’assurance et après avoir réussi à obtenir 3 devis on en choisit une qui doit nous poster le contrat sous peu. Ensuite direction l’université pour voir Lise Charbonneau, secrétaire du vice doyen aux études supérieures, avec qui nous avons correspondu depuis plusieurs mois pour toutes les formalités administratives. Elle nous envoie voir Francine Viel qui nous indique toute la procédure à effectuer concernant l’assurance maladie (à savoir qu’on est obligés de se rendre directement à Montréal ou a Québec car il n’y a pas de centre à Sherbrooke et si on ne fait pas ces démarches on devra payer 240$ en plus à l’université) et nous remet un guide d’accueil pour les étudiants étrangers.

Ensuite il est midi passé et tous les bureaux son t fermés donc on rentre manger et on y retournera l’après-midi. A peine on commence à faire à manger que Sinisa BUNDIC (le gérant de la résidence) frappe à la porte. On doit procéder de suite au changement d’appartement alors on se dépêche de refermer toutes les valises et de vider le frigo et nous voila partis quelques mètres plus loin. L’appartement est un peu plus grand que l’autre et moins propre aussi mais c’est le nôtre et on peut enfin défaire les valises. On en profite pour régler le loyer du mois à Sinisa (435$ en liquide qui partent d’un coup ça fait mal).

A la réouverture des bureaux on va se faire enregistrer auprès de l’université et on obtient des laissez-passer qui nous permettront de prendre tous les bus gratuitement (ouf !). On ne peut pas avoir encore de carte d’étudiants car le trimestre ne commence réellement que le 4 mai. On passe ensuite remettre à Lise nos certificats de présence pour qu’elle les fasse remplir et les renvoie à l’Ensicaen.

Puis Jérémy va rencontrer son encadrant, le professeur Pierre Marc JODOIN.

Jérémy : Pierre-Marc commence par me spécifier tous les détails pratiques de mon stage et m’a emmené dans les locaux qui accueilleront ma modeste présence pour ces 3 mois. Je rencontre tous mes compagnons de labo dont la plupart travaillent sur des thèses depuis 2 ans. Vient ensuite la confrontation avec Christophe CHARRIER, enseignant français de l’université de Saint Lo, qui s’est expatrié à Sherbrooke parce que, dixit, « les étudiants sont plus cools ».  Pierre-Marc me spécifie alors que je dois être présent 40h par semaine mais que si je veux il veut bien me laisser rester 80h au cas où j’aie beaucoup de travail. Il décide alors avec Christophe de mon sujet de stage qui n’était pas encore fixé. Ce sera … la création de fonctions performantes pour le motion jpeg (fichier vidéo d’une moyenne de 10 à 100 Giga pour quelques minutes). Ils échangent des potins et me laissent repartir.

Vers 17h on descend ensuite en centre ville pour aller à Bell afin de s’abonner à Internet mais là on apprend qu’il nous faut d’abord ouvrir un compte dans une banque qui bien sûr est déjà fermée à cette heure là. On en profite quand même pour faire quelques courses à « Super C » un autre supermarché un peu moins cher que Provigo.

Par Fanny&J@y - Publié dans : Journal de bord
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 20:43

Levés aux aurores ou presque, il faut dire qu’on s’est couché plutôt tôt par rapport à d’habitude. Après un petit déjeuner et un bon bain (et oui on a une baignoire !) on part en direction du centre ville à pied devant notre incompréhension des lignes de bus. Après une heure de marche on commence à voir des rues commerçantes et un peu plus de monde sur les trottoirs. On part en quête d’un peu de vaisselle et surtout d’un adaptateur car les prises ne sont pas les mêmes et on a juste emporté un convertisseur 120-240 V.

Finalement on trouve une banque où retirer de l’argent (car on doit payer le loyer en liquide dès demain), un plan de Sherbrooke qui nous indique que l’office de Tourisme se trouve dans la direction opposée à 15 minutes (en voiture pas à pied) et nous voila partis en bus. Mais en montant dans le bus on découvre qu’on ne peut payer uniquement en pièces et encore faut-il avoir l’appoint (3$10 par personne : argh !), heureusement le chauffeur du bus était compatissant et nous a arrêtés un peu plus loin devant un dépanneur pour qu’on fasse de la monnaie. On descend un petit peu au hasard pour apprendre d’un autre couple que l’office du tourisme se trouve à peu près à l’endroit où on a pris le bus nonobstant les indications de notre plan ! Un peu dépités, on s’arrête dans un restaurant italien pour manger (22$ à deux soit 14€, enfin des prix raisonnables).

On trouve quand même ce qui était indiqué sur la carte et qui se révèle être une centre de voyages où miracle on trouve un adaptateur mais aucune information touristique. Juste à côté on trouve un opérateur de téléphonie « Rogers » où un vendeur très sympathique nommé Carl nous offre une carte SIM sans nous faire acheter un portable avec, ju ste le temps d’antenne à payer ! Le problème c’est que seul le portable de Fanny est débloqué, pour celui de Jérémy, soit il faudra essayer de trouver comment le débloquer, soit on sera obligés de racheter un téléphone pour minimum 70$. On reprend ensuite le bus pour aller au vrai office de Tourisme où on trouve un plan des bus, des informations touristiques en tous genres, et surtout un accès internet gratuit et illimité. Cela nous permet de trouver un site qui propose de fournir un code de déblocage par mail sous 2 jours maxi moyennant 10€ mais c’est le moins cher qu’on ai trouvé et ça fait toujours moins que 70$ pour le portable neuf donc on tente le coup. Au final on rentre à la résidence car on commence à en avoir plein les jambes. Il est déjà 17h : trop tard pour aller à l’université !

C’est le moment de tester la combinaison adaptateur-convertisseur-multiprise qui se révèle intermittente (charge normalement quand l’ordinateur est éteint mais seulement 1 seconde sur 2 quand il est allumé donc on est obligé de s’en servir sans le brancher) mais bon c’est mieux que rien. On commence alors à prospecter parmi les assureurs de Sherbrooke mais la plupart sont déjà fermés ou alors le temps d’attente est trop long.

Par Fanny&J@y - Publié dans : Journal de bord
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 20:22

 
La veille du départ Levés aux aurores pour les derniers bisous et les derniers petits dejs français. Yannick est prêt et nous aide gentiment à charger sa voiture. Le trajet pour l’aéroport s’effectue sans encombre et c’est sans presque aucun stress que nous nous dirigeons vers l’enregistrement des bagages. Et là c’est le drame ! D’abord on échappe de justesse à 140€ d’excédents de bagages grâce à une répartition avisée des poids et des volumes dans les différents bagages à main et à l’indulgence de l’employé de l’aéroport. Et là c’est (encore) le drame ! On se rend compte à ce moment qu’il manque encore un papier administratif qui n’a pas été imprimé mais tout a pu être réglé assez rapidement grâce à la vivacité de Yannick (encore lui) ! Ensuite la douane, le passage au détecteur de métaux et l’embarquement, tout se déroule sans problèmes.

Durant le vol on a eu droit à deux films (Sept vies et Quantum of Solace), un déjeuner léger, une collation et beaucoup de zones de turbulences. Le pilote en plaisantait d’ailleurs beaucoup et a été applaudit à l’atterrissage. Dans l’avion on était assis au beau milieu d’une équipe de Hockey sur glace québécoise qui revenait d’un championnat en France. A l’arrivée à Montréal le pilote nous annonce 13°C : quelle déception, le même temps qu’en France. On a eu ensuite droit à l’attente interminable dans les longues files de la douane pour s’entendre dire qu’on devait maintenant aller attendre encore aussi longtemps dans les longues files de l’immigration cette fois ! Au final on a obtenu nos permis d’études ! Nos bagages avaient déjà été retirés du tapis roulant tellement on avait été retenus par les formalités.

Ensuite on a pu sortir de l’aéroport et on a trouvé un bus qui nous emmenait à la station centrale de bus de Montréal pour la modique somme de 15$ par personne pour un trajet de 30 minutes seulement : le prix d’une communication surtaxée ! A la station centrale on a une heure d’attente avant de prendre le bus pour Sherbrooke (encore 30$ par personne) alors on fait une pause devant un hot dog et là on a même l’occasion d’apprendre des mots français au cuisinier, car le québécois ne connait pas l’existence des barquettes ! S’ensuit un trajet de 2h dans la campagne québécoise. Nos impressions : beaucoup de briques rouges et de béton, ici tout est brut, assez vétuste (hormis les buildings en verre) et la végétation n’est pas la même, beaucoup plus de forêts surtout des conifères et ici c’est encore l’hiver pour la nature, on a même vu encore des plaques de neige sur le chemin. Autre surprise de taille (pour Jérémy surtout) : on n’a croisé aucune voiture de marque française !

Arrivés à Sherbrooke, Jasmin (le doctorant qui va encadrer Fanny pendant son stage et dont Jérémy est très jaloux) nous attendait au terminus du bus. Il nous a emmenés à la résidence en voiture puis il a téléphoné au gérant pour le prévenir de notre arrivée. On avait 20 minutes devant nous alors Jasmin nous a emmené faire quelques courses au supermarché du coin « Provigo ». Grosse déception : c’est horriblement cher, presque 40$ pour du pain de mie, de la confiture, des bananes, du lait, du jus d’orange, du jambon, du produit vaisselle et du papier toilette ! A ce rythme là nos économies ne vont pas tenir. De retour à la résidence, le gérant nous attend et nous donne les clés … d’un autre appartement ! Enfin le notre n’est pas libre de suite et on pourra le récupérer d’ici 2 jours. On peut enfin poser les bagages et souffler un peu enfin pas pour longtemps car on retourne faire les courses pour avoir un peu plus à manger. Il est déjà 19h30 soit 1h30 du matin heure française, on commence vraiment à fatiguer mais on se force à manger et se coucher pas trop tôt pour ne pas trop subir le décalage horaire.

Par Fanny&J@y - Publié dans : Journal de bord
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